• A Caen, l'université craint d'être sacrifiée par l'Etat, dans l'indifférence générale

    A première vue, l'université de Caen est fermée à double tour. A l'intérieur, une barricade de tables et de chaises interdit le passage. A l'extérieur, la direction a mis le verrou, pour des raisons de sécurité. La situation semble donc bloquée, mais c'est un trompe-l'oeil. Depuis le 2 février, quand a démarré sur le campus le mouvement contre les réformes Pécresse, le savoir a continué à couler comme une fonction vitale. L'enseignement prend des voies détournées : cours du soir ou amphis en plein air. Le lieu fonctionne par à-coups, selon l'humeur des assemblées générales qui, tantôt durcissent le ton contre les décrets maudits, tantôt votent la libération des locaux pour ne pas obérer les examens.

    Plusieurs facultés sont à l'arrêt. D'autres fonctionnent. D'où le sentiment d'un mouvement illisible, voire irrésolu. Les enseignants sont nombreux, comme ce maître de conférence, à s'estimer piégés : "Comment dire notre opposition sans pénaliser les étudiants et passer pour irresponsables ?" Dans les couloirs, fleurissent déjà des affiches vantant les mérites de grandes écoles privées...

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