• A Toulouse, la lutte continue mais l'inquiétude gagne la fac - RUE89

    Mardi 11 mai, une nouvelle AG des personnels de l'université Toulouse-II, plus connue sous son appellation Toulouse Le Mirail, mettait au vote la question de la poursuite de la grève.

    Ambiance tendue dès l'ouverture. La première question soumise au vote concerne la présence des caméras de télé (TF1 et France 3) : la réponse est non, les journalistes congédiés, une conférence de presse est votée pour l'issue de l'AG.

    La veille, après 14 semaines de grève et plus de deux mois de blocage le président de l'université, Daniel Filâtre, avait annoncé par communiqué la tenue d'examens dès le 15 juin et avait appelé à ce que les enseignants et les étudiants puissent « reprendre le contact et réinvestir [sic ! ] le campus » en proposant des cours en ligne et en version papier ainsi qu'une redéfinition d'un programme à réviser (à Bordeaux III, une AG regroupant étudiants et personnels a voté en ce sens mardi pour une « période exceptionnelle d'activités pédagogiques jusqu'à fin juin » alors que Grenoble III votait la « reprise du dispositif pédagogique »).

    « Ce serait un simulacre d'examen ! »

    « Une provocation » pour Daniel Welzer-Lang, professeur de sociologie et syndiqué à Sud-Education : « Ce serait un simulacre d'examen ! » Même position pour le Comité de lutte étudiant du Mirail. Comment concevoir, en 4 semaines, un programme de cours à réviser, alors même que les cours n'ont pas eu lieu (les notes du premier semestre étant toujours retenues) ? « Pédagogiquement, on n'y croit pas ! » lance une prof.

    Pas de diplôme au rabais, pas de mise au pas face à la politique autiste et obstinée d'un gouvernement qui joue le pourrissement à un mois des Européennes. « Un gouvernement de Khmers bleus ! », s'exclame un participant à l'AG.

    Malgré les tensions palpables au cours des quelques trois heures de débats et de votes, tous sont pourtant d'accord sur un point : la loi LRU de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse, le décret de réforme du statut des enseignants-chercheurs qui a mis le feu au poudre à l'échelle nationale en janvier et leurs corollaires (casse du CNRS et des IUFM, postes supprimés au budget 2009…) suscitent une opposition farouche et unanime.

    la suite ici: http://www.rue89.com/2009/05/13/a-toulouse-la-lutte-continue-mais-linquietude-gagne-la-fac 


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