• Cherche lycée désespérément - Libération

    Dans le grand jeu des chaises musicales des affectations des lycéens en seconde, certains restent un temps sur le carreau à la rentrée. Cette année, à Paris, les parents s'organisent.

     

    Chaque année, c'est le même drame. Mères en pleurs, sueurs froides, rectorats pris d'assaut, proviseurs harcelés. En juillet tombent les affectations des collégiens en seconde et, comme rien n'est simple, tous n'obtiennent évidemment pas le lycée idéal (niveau irréprochable, japonais troisième langue, près de la maison).

     

    La loi de l'offre et de la demande fait inéluctablement des déçus mais aussi des électrons libres, les «non-affectés», qui se retrouvent sur le carreau au retour des vacances. Ces sans-lycée ont été particulièrement bruyants cette année à Paris, avec une fronde organisée par les parents sur internet. Et nouveauté, les familles en rade venaient massivement du privé.

     

    «Ma fille, qui vient d'un collège public tout ce qu'il y a de plus normal, qui a 14 de moyenne, qui avait suivi la procédure pour les affectations, a reçu un courrier en juillet lui disant qu'elle était “sans affectation”», raconte Hélène Perroud, à Paris. Elle s'est rendu aussi sec au rectorat. Sur place, stupeur: «Je suis tombée sur 250 parents dans la même situation, l'ambiance était hystérique.»

     

    Le groupe se serre les coudes et fonde un collectif, «Parents 2009 en colère». Parmi eux, onze familles, qui toutes voulaient faire passer leurs enfants du privé au public, sont allées jusqu'à saisir la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) pour discrimination.


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