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    Consensus ou politique ? Verbatim - lacunaire et partial ! - des « états-généraux » sur la formation des enseignants organisés par les conférences de doyens de lettres et de sciences, la CPU et la CDIUFM

    « Il ne faut absolument pas travailler dans les universités sur les maquettes de masters d’enseignement aujourd’hui »

    Daniel Filâtre

    La phrase mise en exergue d’une personnalité en charge des négociations sur la réforme de la formation des enseignants pour la CPU et ex-co-président de la défunte et mort née commission Marois / Filâtre prononcé ce mardi 29 septembre a été choisie parce qu’elle illustre assez bien les ambiguïtés, les contradictions et les paradoxes de la rencontre de « restitution » des « états généraux » organisée mardi 29 septembre 2009 par les quatre Conférences officielles.

    Les guillemets mis à « états généraux » ne relèvent pas en l’occurrence d’une clause de style car les formes prises par l’organisation en juin et juillet de cette consultation électroniques en lieu et place des rencontres de visu qui étaient réclamées par un nombre important d’acteurs du mouvement de refus de la réforme en cours n’a pas pu ne pas avoir de conséquences. Ces états généraux ont donc été organisés selon une logique dite top-down dans le jargon des organisations internationales cher à ceux qui gouvernent, ce qui a des effets immédiats sur le degré de maîtrise de l’ordre du jour, la nature des échanges et le processus de synthèse. La chose n’étonne guère quand on constate le caractère évolutif voire sinueux de certains des organisateurs officiels sur le dossier de la réforme des enseignants (les contorsions sémantiques de la CDIUFM tout au long de l’année universitaire 2008-2009 et les changements de cap de la CPU entre novembre 2008 et mars 2009 en étant de bons exemples).

    Non que les résultats de ce débat très « régulé » soient dénués d’intérêts on y reviendra, mais il convenait de souligner quand même qu’il ne saurait être qu’une contribution parmi beaucoup d’autres à l’établissement de propositions alternatives à ce que l’on veut nous imposer et non le fer de lance de la résistance collective – encore nécessaire – de la communauté universitaire. Car pour qu’il y ait « résistance » il faut d’abord qu’il y ait acceptation par les acteurs de la nature politique et des enjeux du débat qui ne sauraient être ramené à des considérations purement techniques et administratives, sauf à tomber dans les abîmes de la technocratie à la mode (ce qu’ont rappelé d’ailleurs à juste titre deux intervenants de la tribune). Il faudra attendre la toute fin de séance et le débat avec la salle pour que l’on fasse allusion aux décrets promulgués avec désinvolture par les ministres concernés pendant l’été et au calendrier absurde qui consiste à demander la préparation de maquettes « à l’aveugle » sans savoir rien du cadrage national en préparation ni du contenu définitif des épreuves des concours. Par ailleurs, il était patent dans la logique des débats que nous étions revenus en arrière par rapport à ce que le mouvement de l’an dernier avait su souvent dépasser à savoir la méfiance réciproque entre universités et IUFM et que s’exprimait dans cette demi-journée largement la position des IUFM par les IUFM sur le dossier FDE comme si celle-ci pouvait être détachée de celle des universités.

    Avant de commencer le verbatim proprement dit notons donc que l’on pourrait résumer en quelques phrases la position globale dégagée par les responsables de cette expérience :


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