• Des juristes disent non à l'université à deux vitesses - Sud-Ouest

    Lors des réunions des diverses sections de Bordeaux IV, des uni- versitaires en droit ont avancé la proposition d'une mise en place d'une formation d'excellence. « Il semble que le principe serait acquis et que l'on discute maintenant des modalités », craint Julien Giu- dicelli, maître de conférences en droit public à Bordeaux IV, signataire, avec d'autres juristes, d'un appel qui « condamne une universi- té à deux vitesses ».


     
    L'exemple de Paris II où un « collège de droit » a vu le jour en 2008, « remet en cause », à leurs yeux, « l'égalité des étudiants en tant qu'usagers du service public de l'enseignement supérieur ». Cette formation parisienne s'adresse aux seuls élèves titulaires d'un bac avec mention très bien et, contre 200 euros, donne droit à 130 heures de cours complémentaires à la licence, débouchant sur un diplôme d'université : « Un tri est opéré dès le début alors qu'il est du rôle de l'université de dispenser le savoir universel », note Julien Giudicelli.

     
    Michèle Bonnechère (professeur, droit privé, évry), Valérie Boyance (avocat Bordeaux), Emmanuel Gayat (avocat Seine-Saint-Denis), Julien Giudicelli (maître de conférences, droit public, Bordeaux IV), Gilles J. Guglielmi (professeur, droit public à Paris II), Geneviève Koubi (professeur de droit public à Paris VIII), Pierre Landete (avocat, Bordeaux), Sylvaine Laulom (membre du Conseil national des universités), Jean-Pierre Maublanc (professeur, droit public, Bordeaux IV), Emmanuelle Perreux (présidente du Syndicat de la magistrature), Mireille Poirier (maître de conférences, droit privé, Bordeaux IV), Marc Richevaux (magistrat, Côte d'Opale), Mathieu Touzel-Divina (maître de conférences, droit public, Paris), Jean-Marc Trigeaud (professeur, droit privé, Bordeaux IV), Marie-Thérèse Viel (maître de conférences, droit public, Bordeaux IV).


    Source:   http://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/726895/mil/5195022.html

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