• Des propositions concrètes et pragmatiques en guise de réforme du lycée - Le Monde

    C’est à l’Elysée et devant des centaines de personnes – lycéens, professeurs, chefs d’établissement, inspecteurs, recteurs – que Nicolas Sarkozy devait présenter, mardi 13octobre, ses décisions concernant les grandes lignes de la réforme du lycée. Le président, qui a multiplié ces derniers mois les consultations, s’est essentiellement inspiré des préconisations présentées le 2 juin par le directeur de Sciences Po Paris, Richard Descoings. Ont été retenues une série de "solutions qui viennent de la base" et "correspondent aux demandes des lycéens", selon l’entourage du chef de l’Etat, qui récuse l’idée d’une "réforme globale", préférant parler de "réponses rapides à des attentes concrètes".

    Ces orientations, que le ministre de l’éducation, Luc Chatel, aura encore à préciser et à soumettre à concertation d’ici à la fin de l’année, se déclinent en six thématiques principales.

    Le rééquilibrage des différentes filières et séries du baccalauréat est la plus marquante. Pour enrayer le déclin de la série L (littéraire) – 16,6% seulement des bacheliers généraux – et lui donner une attractivité nouvelle, il est prévu de la transformer en "filière d’excellence internationale", caractérisée par une connaissance approfondie non seulement du français mais aussi des langues et civilisations étrangères. Pourrait s’y ajouter l’enseignement du droit. La série sciences et technologies industrielles (STI) ferait également l’objet d’une revalorisation, à travers notamment une évolution de ses programmes (qui datent de 1993) et la création d’un "parcours" débouchant sur les métiers d’ingénieurs et de techniciens. M.Sarkozy souhaite que des places soient réservées à ces bacheliers dans les instituts universitaires de technologie (IUT), dans les sections de techniciens supérieurs (STS) et que soient développées les classes préparatoires qui leur sont réservées.

    Une orientation "progressive et réversible", permettant "le droit à l’erreur", est une autre thématique forte. Il s’agit d’instituer une classe de 1re "plus généraliste" et une classe de terminale "plus spécialisée et connectée avec l’enseignement supérieur". A terme, cela supposerait, indique-t-on à l’Elysée, "une refonte des horaires du cycle terminal". Des passerelles permettraient de changer d’orientation en cours ou en fin d’année, grâce à des sessions de remise à niveau. Ce même dispositif pourrait réduire les redoublements. Des "liens permanents" devront être noués entre les lycées, les milieux professionnels et l’enseignement supérieur. Des enseignants pourraient, dans le cadre d’un "service partagé", travailler à la fois au lycée et à l’université. Jusqu’à présent réservés aux collégiens, des stages devront être systématiquement proposés aux lycéens. Les enseignants pourraient aussi faire des stages en entreprise.

    Un accompagnement personnalisé, destiné à "combler les lacunes, approfondir les connaissances ou donner des méthodes de travail", devra être offert aux lycéens à raison de deux heures hebdomadaires de la 2de à la terminale. L’entourage du chef de l’Etat relève, à ce propos, que les lycéens français, avec leurs 1036heures de cours par an en moyenne sont environ 10% au-dessus de la moyenne de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).


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