• Le compte rendu est téléchargeable : ici

    Une commission s'est également formée: leur groupe google ici




    Motion Mastérisation
     
    L’UFR de philosophie de Paris 1, réuni en Assemblée générale le 25 mars 2010
    continue, après la mobilisation du printemps 2009, de s’opposer fermement à la
    mastérisation de l’enseignement et à tout aménagement de l’UFR qui irait dans ce
    sens.

     
    Nous pensons qu’il s’agit d’une atteinte à la qualité de la formation pédagogique
    et au caractère national des diplômes. La mastérisation est une étape de plus dans
    la sélection sociale à l’oeuvre au sein de l’Université.
     
     
    Nous refusons avec fermeté un processus qui tend à libéraliser le statut des
    fonctionnaires de l’enseignement par la création d’un diplôme professionnel
    d’enseignement.


  •  Un tournant dans le conflit entre universitaires et gouvernement sur la mastérisation ? Après les votes refusant la dernière mouture de la réforme et protestant contre l'organistation du concours, une première UFR, celle d'histoire-géographie de Nanterre a décidé de sauter le pas d'une action radicale : refuser de tenir les préparations au CAPES pour le concours de 2010.
    Une décision difficile, décidée par une majorité nette des universitaires présents, mais avec un vote montrant les scrupules des universitaires, conscients des risques pris pour les étudiants en cas d'échec de leur mobilisation.

    La suite ici: http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/03/mastérisation-nanterre-refuse-de-préparer-le-capes-histoiregéo.html 



  • Le 22 mars, le site de la Région Rhône-Alpes fait état de 50.48% d'abstention lors du second tour des élections régionales de 2010 pour cette région. Le nombre des suffrages exprimés est de 47.85%. Le lundi 22 mars également, notre collectif a reçu communication d'un appel du comité de soutien aux étudiants grévistes de l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne, à propos des sanctions infligées à neuf étudiants par cette université en septembre dernier. Ces sanctions, particulièrement sévères, vont jusqu'à deux ans d'interdiction d'inscription pour quatre des étudiants passés en conseil de discipline. Les étudiants sanctionnés ont déposé des recours qui seront examinés le mardi 30 mars par le Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER), à Paris. Le comité de soutien appelle à une mobilisation à l'occasion de l'examen de ces recours. Mais la Région Rhône-Alpes, qui en juillet 2009 a accordé une subvention à l'Université Jean Monnet dans une action qui entendait « se démarquer » de la « politique gouvernementale » décrite dans son compte rendu comme « manque de moyens, dégradation du statut des enseignants et des chercheurs, loi LRU… », interviendra-t-elle à présent pour soutenir des étudiants dont l'action a consisté précisément à s'opposer à la même politique gouvernementale ?
     
    Le fait de recevoir des subventions de la part d'un Conseil Régional qui entendait ainsi se distancer par rapport à la politique de Valérie Pécresse n'a pas empêché l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne de sanctionner très sévèrement des étudiants qui avaient participé à des mobilisations contre cette politique.
    Le Conseil Régional peut-il raisonnablement rester muet, lorsque cette université sanctionne des étudiants grévistes qui s'étaient opposés à la même politique que le Conseil a publiquement dénoncée ?

     
    Voir, pour un historique de l'affaire, les liens :


  • Motion adoptée ce jour à l'Assemblée Générale personnels-étudiants:

    L'assemblée générale des personnels et étudiants, réunie le 22/03, à l'initiative des syndicats de Paris 4 (FERC-CGT, SNESUP-FSU, SNPREES-FO, Sud Etudiant, AGEPS, UNSA-A&I et SNPTES) s'associe à la journée intersyndicale de grève et de manifestation du 23 Mars contre la destruction du système de retraites en appelant à faire grève et à participer massivement aux manifestations.


    adoptée à l'unanimité.



    Un départ commun aura lieu à 13h Place de la Sorbonne pour la manifestation interprofessionnelle qui partira à 14h de la Place de la République.



  • 23 mars, ensemble, privé-public, en grève, manifestons.
     
    Dans un contexte marqué par l’accroissement du chômage et de nombreux plans sociaux,
    l’accroissement de la précarité – tant dans l’enseignement supérieur et la recherche (voir notre
    enquête http://www.precarite-esr.org/) que dans les autres secteurs - et la volonté de supprimer un
    emploi sur 2 de fonctionnaires partant à la retraite, le pouvoir d’achat et les salaires continuent de se
    dégrader et les retraites sont menacées. Le 23 mars sera une nouvelle fois l’occasion pour les
    salariés, du privé comme du public, d’affirmer que d’autres orientations sont nécessaires, justes et
    possibles.

     
    Dans le même temps, contre l’avis de la communauté universitaire et éducative, le gouvernement fait
    régresser pour tous les enseignants la formation tant disciplinaire, didactique que professionnelle.
    Avec les milliers de suppressions d’emplois dans l’Education Nationale, les injonctions ministérielles
    rendant impossible de construire des masters de qualité, une organisation des stages mettant en
    responsabilité d’élèves des jeunes sans aucune formation professionnelle, un calendrier aberrant des
    concours, l’absence d’aide financière sérieuse aux étudiants et l’organisation d’une année de prise de
    fonction catastrophique pour les nouveaux recrutés, c’est la formation de l'ensemble de la jeunesse,
    de la maternelle au lycée qui est en cause ! :

    Les organisations soussignées de l’enseignement supérieur et de la recherche appellent tous
    les personnels à se joindre à la mobilisation par la grève et les manifestations le 23 mars.

    Ensemble, mobilisons-nous notamment pour :
    · Un plan pluri-annuel de créations d’emplois de fonctionnaires correspondant aux besoins
    de formation et de recherche.
    · La résorption de la précarité dans l’enseignement supérieur et la recherche. dans le
    prolongement de l’enquête menée fin 2009
    · Une revalorisation des carrières sur la base d’une reconnaissance des qualifications
    intégrant l’ensemble des primes, à l’opposé de l’individualisation des salaires par des primes (PES ,
    PFR, et bientôt PIC )
    · Des augmentations salariales assises sur la valeur du point d’indice et le rattrapage des
    pertes de pouvoir d’achat intervenues depuis plusieurs années.
    · Une réforme des retraites visant l’amélioration de celles-ci pour tous, tant pour le Code
    des pensions que pour le régime général, avec notamment, le maintien - pour les fonctionnaires - du
    calcul sur les six derniers mois, permettant d’assurer une pension égale à 75% du salaire, de partir à
    60 ans et revenant à une durée de cotisation de 37 ans ½.
    · L’amélioration des conditions de travail et la fin des méthodes d’organisation du travail
    amenant à la multiplication des situations de souffrances professionnelles.
    · Des évolutions progressistes du service public, ce qui implique le retrait de la loi mobilité
    et de la RGPP.

    Les organisations soussignées exigent l’ouverture immédiate de véritables négociations.
    Elles appellent l’ensemble des personnels à se mobiliser massivement le 23 mars pour faire aboutir
    leurs revendications et rappeler, dans l’unité interprofessionnelle la plus large, dans un contexte de
    crise, les services publics sont d’autant plus indispensables.


    Signataires : FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP) ; CGT (SNTRS, FERC Sup) ; UNSA
    (Sup’Recherche, SNPTES) ; SGEN-CFDT Recherche EPST ; Sud Recherche EPST; CFTC
    recherche ; UNEF. SLR ; SLU.




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