• Examens et CRS: le gouvernement manoeuvre

    Puisque les universitaires ne cèdent pas, cognons plus fort. C’est manifestement le choix de l’Elysée et de Valérie Pécresse pour tenter de mettre fin à un mouvement dont les traces seront profondes, quelle qu’en soit l’issue.

    Au programme: déclarations menaçantes de la ministre de l’Enseignement supérieur sur les examens et les diplômes, durcissement du traitement policier, pressions sur les présidences d’université, relais dans la presse d’un discours simpliste -«l’extrême gauche» prend en otage les étudiants (voir le Figaro de ce matin). Discours et manoeuvres classiques, certes, en pareil conflit, mais dont le véritable sens semble être la poursuite d’une ligne dure, refusant de concéder un véritable armistice à la communauté universitaire, ligne affichée dès le 3 février par Valérie Pécresse qui avait choisi le bras de fer plutôt que la négociation.

    Hier, interrogée à l’Assemblée nationale (lire compte-rendu ci dessous), Valérie Pécresse a prétendu que ce conflit n'avait plus de raison d'être puisque «des réponses» ont été «apportées aux inquiétudes de la communauté universitaire». Du coup, toutes les actions possibles deviennent «inacceptables», qu'il s'agisse d’une grève des cours, de la rétention des notes, du boycott du jury du bac ou des opérations qualifiées de «violentes».

    La suite ici: http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/04/examens-et-crs.html


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