• L’université dans un cul de fac - Libération

    «Il n’y aura pas de licence ès grève, de master en pétition ou de doctorat en blocage» : c’était au tour hier du ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, de sonner la charge contre les «extrémistes» qui agitent les facs. Après quatorze semaines de crise, la situation paraît ainsi plus bloquée que jamais. Le gouvernement a réussi à faire passer ses décrets contestés, notamment sur le statut des enseignants-chercheurs. Il a aussi reporté d’un an sa réforme de la formation des enseignants sans pour autant l’abandonner. Mais, il n’a pas réussi à désarmer la contestation. Les universitaires sont moins nombreux à défiler. Mais, ils organisent des «rondes des obstinés», des cours alternatifs, etc. Et plus personne n’ose prédire la fin du mouvement. Retour sur une crise historique par sa durée, vaste gâchis où l’on voit surtout des perdants.

    Les étudiants

    Entre solidarité et peur pour leurs examens

    Qu’ils soient ou non solidaires de leurs enseignants, pour les étudiants, le bilan est amer. Dans une dizaine d’universités (sur 83), ils ne sont toujours pas sûrs de pouvoir passer leurs examens et donc de valider leur année. Ailleurs, il a fallu repousser le calendrier, déplacer les partiels à la fin juin, voire à début juillet, parfois même reporter la session de rattrapage à septembre. En majorité, et ce en dépit de la campagne du gouvernement contre les profs grévistes qui se fichent de leurs étudiants, les examens se passent aux dates prévues. De nombreux enseignants-chercheurs ont proposé des cours de rattrapage ou corrigé des travaux envoyés par mail. Mais pour les étudiants, surtout les plus jeunes, ce semestre chaotique et l’incertitude ont été déstabilisants.

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