• Message du président fcpe du collège Jean Jaurès de Cenon
     

    "Bonsoir,

    certains d’entre vous le savent déjà mais je vous informe que la classe encadrée hier par Mmes PEBARTHE et BRETECHE pour une visite à Paris de l’Assemblée Nationale (entre autre) a subi l’assaut d’une charge de CRS sur le quai de la gare de Montparnasse en attendant la train du retour : bilan unedouzaine de blessés dont Mme PEBARTHE et l’ensemble des élèves très choqué ainsi que Mme BRETECHE. j’ai décidé en accord avec le personnel de direction et le personnel enseignant et aidé par les familles touchées par ces violences dignes d’un autre âge d’associer tous les parents FCPE à être solidaires avec les actions suivantes :

    - 1) dépôt de plaintes contre l’Etat avec les enseignants et la direction du collège et les familles concernées (certaines se sont vues dissuadées de porter plainte...) 
    - 2) appel aux différents médias régionaux : SUD OUEST, TV7 (voir le journal de 19h en boucle sur le net), FRANCE 3 (ce soir déjà avec 3 jeunes interviewés) et nationaux (par le biais des syndicats d’enseignants et de la FCPE 33). 
    - 3) appel aux différents élus : maires d’Artigues, de Cenon et de Floirac qui sont aussi respectivement sénatrice, conseiller général et députée. 
    - 4) appel au ministère de l’Educ.Nat., de l’Inspection Académie et du Rectorat 
    - 5) diffusion de la lettre jointe 
    - 6) appel généralisé pour une manifestation la plus large possible lundi 9 mars de 16h à 17h devant le collège.

    Cette affaire risque de prendre une tournure "très politique" jusqu’au niveau national. Merci de diffuser ces infos de manière la plus large possible et à lundi."

    Lettre des personnels et des parents d’élèves du collège :

    "Les personnels et l’ensemble des parents d’élèves du collège Jean Jaurès de Cenon dénoncent les agressions subies par des élèves d’une classe de troisième et leurs enseignants. Ces faits se sont déroulés ce jeudi 5 mars au retour d’une sortie pédagogique à l’Assemblée Nationale dans le cadre de l’éducation à la citoyenneté. Alors que les élèves attendaient leur train, les CRS ont chargé dans la gare Montparnasse sans discernement les manifestants auxquels nos élèves ont été mêlés. Ils ont alors été traités avec la plus grande violence.

    Ils constatent que plus de dix élèves ont été bousculés, frappés, jetés à terre, blessés comme en témoignent les certificats médicaux délivrés sur place.

    Ils constatent également que tous les élèves gardent un souvenir terrorisé de cette expérience.

    Ils constatent enfin que les enseignantes responsables et encadrant la sortie pédagogique ont été également malmenées au point de se voir délivrer un arrêt de travail.

    Ils témoignent aux élèves et à leurs collègues victimes de ces violences policières inacceptables leur totale solidarité.

    Ce comportement brutal met gravement en cause toutes les mesures éducatives et citoyennes mises en place par les personnels de l’établissement pour les élèves d’un collège situé par ailleurs en zone d’éducation prioritaire.

    C’est pourquoi ils ne sauraient admettre ces violences policières et décident collectivement de déposer plainte pour coups et blessures.

    Ils décident d’alerter leurs autorités de tutelles : Inspecteur d’Académie, Recteur, Ministre.

    Ils se tournent également vers les élus afin que les responsables soient désignés et poursuivis, pour que de tels comportements ne se produisent plus jamais.

    Ce lundi 9 mars l’ensemble du personnel et des parents d’élèves appelle la communauté scolaire à manifester son indignation en participant massivement à un rassemblement au collège de 16h à 17 h.

    Sortie à l’Assemblée Nationale.

    Bilan : 10 élèves matraqués"

    source:http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?breve45 


  • Le bureau de la Conférence des présidents d’universitéperdrait-il son sang froid ? C’est la question que l’on se pose à la lecture d'un communiqué virulent que viennent de signer trois présidents d’université,  Bernadette Madeuf (PARIS X - Nanterre),Pascal Binczak (PARIS VIII - Vincennes) et Georges Molinié(PARIS IV - Sorbonne).

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  • A ce jour, tous les centres extérieurs sont fermés.

    A la Sorbonne, il est très difficile de garantir les possibilités d'accès: d'une part, il y a des blocages à l'intérieur; d'autre part, le filtrage des entrées peut à tout moment se transformer en fermeture totale par décision du recteur-chancelier, chargé du maintien de l’ordre.

    Sur le fond, on constate une radicalisation du mouvement étudiant, et une montée en puissance des revendications des personnels administratifs.

    Cette radicalisation et cette montée en puissance étaient prévisibles: il y a des mois que nous l'annonçons, en vain.

    Les risques sont graves: dérapage avec violences et dégradations, éclatement du front des revendications, retournement du mouvement, mise en péril de l'année universitaire.

    Or, le mouvement, large et majoritaire dans toute la communauté universitaire, est légitime, massif, et nécessaire face à l'autisme des ministères relativement à des réformes inacceptables, notamment une réforme des procédures de la formation des maîtres qui représente à la fois une régression et une agression, et qui reste à l’ordre du jour malgré les protestations de la CPU, de l’ensemble des syndicats et de multiples associations représentatives.

    La seule solution est la mobilisation forte et continue dans les manifestations publiques, ce qui implique une gestion maîtrisée de l'accès aux locaux.

    Face à l'attitude de mépris qui nous est opposée, il est plus que jamais indispensable de manifester, dans la rue et dans les universités, une résistance résolue, massive et responsable.


  • Jérôme Palaudoux est enseignant-chercheur en physique-chimie à l'université Pierre et Marie Curie (Paris-VI), depuis septembre. "En choisissant ce métier, je n'ai jamais regardé le salaire, je suis vraiment passionné", nous dit-il. Eco89 a passé son porte-monnaie au rayon X.

    Bac scientifique en poche, Jérôme n'a pas hésité avant de se diriger vers  des études de physique, sa matière de prédilection. Il pensait devenir enseignant, comme ses parents. "Les hasards de la vie et des rencontres en ont décidé autrement, et c'est tant mieux!" Le jeune chercheur de 29 ans tient à redorer le blason de sa profession, qu'il juge trop mal vue:

    "Contrairement aux idées reçues, la recherche française se porte bien, on a de bons résultats. Ce n'est pas un métier ennuyeux, on se marre toute la journée au labo."



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    http://eco.rue89.com/2009/03/10/jerome-chercheur-dix-ans-detudes-pour-1800-euros-net

  • Après Doc Gynéco, David Ginola et Didier Barbelivien, le régime Sarkozy vient de recevoir le soutien d’une autre vieille gloire. Bruno Latour, philosophe à succès, star des écoles de management outre-atlantique, devenu sur le tard directeur scientifique de Sciences Po, chante les louanges de la réforme des universités et de la recherche dans une tribune au journal Le Monde du 25 février. L’idylle entre le sarkozysme et les people sur le retour se poursuit.

    Dans ses bonnes années, Bruno Latour avait du talent –comme d’ailleurs Doc Gynéco ou David Ginola. Des fulgurances, un sens du contre-pied qui fit souvent mouche et un goût pour les chemins de traverse qui ouvrent, dans le rap, le football ou les sciences sociales, de nouveaux horizons. C’est en mémoire de ces moments de grâce que l’on ne discutera pas en détail, comme d’autres l’ont déjà fait, du texte du Bruno Latour.

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