• Le campus de Pau cache les étudiantes Comoriennes que le préfet veut expulser

    SOCIÉTÉ. «Nous, enseignants et Biatos à l'université de Pau, acceptons d'héberger les deux étudiantes comoriennes que M. le préfet oblige à la clandestinité». 330 de ces personnels enseignants et administratifs sur quelques 900 ont déjà signé leur engagement à ne pas suivre les autorités plutôt enclines à expulser ces étudiantes.

    La désobéissance civile gagne le campus de l'université de Pyrénées-Atlantiques. Le mouvement ne peut plus passer inaperçu.

    Ces deux étudiantes comoriennes passées par le territoire français de l'île de Mayotte ont, pour l'une, un père français et pour l'autre, un tuteur français. Cela ne suffit pas.

    Le 25 janvier dernier, la police est déjà venue sur le campus les embarquer en vue d'une expulsion du territoire. Un vice de forme a fait qu'elle étaient relâchées le 29. Il y a quinze jours à la sortie de la cité universitaire, elles repéraient les mêmes agents de la police de l'air aux frontières (PAF) cherchant à leur mettre à nouveau le grappin dessus.

    «Ce n'est pas toujours très pratique, mais nous avons décidé de les cacher»,explique le syndicaliste de l'université Jean Ortiz à LibéToulouse.

    GLv.

    Suit l'appel et les premiers signataires de cet appel à désobéir au préfet:

     

                                            L'APPEL

    Nous, enseignants et BIATOS à l'université de Pau, attachés aux traditions et aux valeurs de l’université, prenons nos responsabilités, en hébergeant ces étudiantes, et acceptons les risques, d’une action illégale mais légitime. Nous ne saurions faillir à nos missions ni à la défense des Droits de l’Homme.

    Signer la pétition ici: http://lapetition.be/en-ligne/petition-6316.html 


    Tags Tags : , , , ,