• L’AG de l’UFR 09, tenue ce jour dans l’amphi de gestion, à la Sorbonne, a voté à l’unanimité la reconduction de la grève dans les mêmes termes que la semaine passée, à savoir, pour reprendre les termes de la motion du 11 février :

     1) De n’effectuer aucun exercice d’évaluation à tous les niveaux.
     2)  De réunir les équipes pédagogiques de licence dans le cadre des  cours magistraux afin de convenir avec les étudiants des contenus qui leur seront proposés et de supprimer les TD.
     3)  De convenir avec les étudiants du contenu des séminaires de master (M1 – M2)

    Cette décision de l’AG de l’UFR s’impose donc à tous, sans exception. Le contact avec les étudiants sera maintenu dans le cadre de la grève active que nous observons et par les moyens informatiques déjà employés. Comme les étudiants, qui nous l’ont dit, nous pensons que quiconque agirait autrement introduirait une inégalité entre les étudiants, rendrait notre action incohérente et créerait une situation de tension.
    La force de notre mouvement tient de notre unité.

  • La journée de manifestations du 19 février a rassemblé 50 000 enseignants-chercheurs, enseignants, chercheurs, post-doctorants, doctorants, étudiants, BIATOSS, ITA, précaires, et des personnels de l’Education Nationale dans toute la France. Aujourd’hui, le 20 février 2009, la 4ème Coordination nationale des universités se tient à Nanterre.

    Elle exprime son exaspération face au mépris sans précédent manifesté par le gouvernement et par le président de la République vis-à-vis de son mouvement et de ses revendications, vis-à-vis de l’ensemble de la communauté universitaire.

    Elle constate que les revendications posées par les Coordinations précédentes n’ont pas été satisfaites et que les réformes contestées n’ont pas été retirées.

    En conséquence, elle maintient le mot d’ordre de grève, reconductible, totale et illimitée lancé le 22 janvier : « L’Université et la Recherche s’arrêtent ».


    Motion 1 : « De la maternelle à l’université »

    Les délégués à la Coordination nationale des universités réunie à Nanterre le 20 février 2009 constatent qu’un projet cohérent est en train d’être mis en place de la maternelle à l’université : casse des services publics et des statuts des personnels et des établissements de la fonction publique, éducation à deux vitesses, mise en concurrence des établissements, crédits insuffisants, suppressions de postes, précarisation. Nombre de nos revendications concernent les collègues de la maternelle, du primaire et du secondaire, et au-delà l’ensemble de la société. Leurs revendications sont les nôtres. Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne l’emploi, la réforme des concours de recrutement et de la formation des enseignant-e-s, mais aussi la remise en cause des disciplines et des statuts nationaux

    La coordination appelle à la multiplication des actions communes partout sur le mot d’ordre « De la maternelle à l’université : retrait des contre-réformes Darcos/Pécresse ».

    Elle reprend la proposition que soit organisée une grande journée de mobilisation sur ce mot d’ordre début mars.

    Dans cette perspective, elle mandate une délégation pour prendre contact avec les organisations syndicales et l’Intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle appelle nos collègues à aller discuter dans les écoles, collèges et lycées. Elle appelle les IUFM à rejoindre massivement le mouvement et à le relayer auprès des maîtres formateurs. Elle mandate une délégation à la coordination parents-enseignants du 14 mars à Montpellier.


    Motion 2 : « Pour une nouvelle loi »

    La coordination nationale exige l’abrogation de la loi LRU et du Pacte pour la Recherche et l’arrêt immédiat de leur mise en œuvre. Elle exige l’adoption d’une nouvelle loi. Cette loi doit instituer un véritable équilibre des pouvoirs au sein de l’Université et de la Recherche dans le respect du Statut Général de la Fonction publique. La nouvelle loi doit être conforme aux aspirations exprimées par les universitaires, les chercheurs, les BIATOSS, les ITA et les Etudiants. Il est impératif que cette nouvelle loi soit élaborée après consultation et de véritables négociations.


    Motion 3

    La 4ème Coordination nationale des universités réunie à Nanterre le 20 février 2009 reprend à son compte les motions votées dans les Coordinations précédentes, avec l’ensemble des revendications qu’elles contiennent, et l’appel du CNRS voté le 12 février.


    Nous continuons à exiger :

    - le retrait de la réforme du mode d’allocation des moyens (dit modèle SYMPA)

    - la résorption totale de la précarité et l’augmentation des salaires des personnels (revalorisation du point

    d’indice et intégration des primes dans les salaires)

    - le réinvestissement de l’Etat dans les CROUS et dans l’aide sociale aux étudiants

    - la fin du processus d’externalisation des tâches, et le maintien de la filière bibliothèque.

    La coordination nationale des universités appelle à intensifier la mobilisation et les luttes en cours. Elle soutient les revendications de la Coordination étudiante du 14-15 février. Elle soutient les « désobéissants » qui refusent dans les écoles de mettre en place le soutien individualisé, et demande l’arrêt immédiat des sanctions contre les enseignants du primaire.

    Dans l’immédiat, la coordination nationale exige le retrait des trois réformes contestées (projet de réforme du statut, masterisation des concours, projet de contrat doctoral unique), la fin du démantèlement des organismes publics de recherche ainsi que la restitution des 1030 postes supprimés, et un plan pluriannuel de création d’emplois.

     


    Motion 4 : « Solidarité avec les étudiants »

    La Coordination nationale des universités réunie à Nanterre le 20 février 2009 déclare son soutien au mouvement des étudiants et à leurs revendications telles qu’exprimées dans la plateforme de leur première coordination nationale de Rennes.

    Elle mandate une délégation pour prendre contact avec le comité d’organisation de leur prochaine coordination nationale : samedi 28 et dimanche 29 février (université d’ Angers).


    Calendrier national

    24 février : multiplier les actions en direction du public.

    26 février : journée nationale de manifestations.

    5 mars : journée nationale de manifestations. Par ailleurs, si nos exigences ne sont pas satisfaites à cette date, nous appelons à la démission de toutes les charges administratives non électives et au refus de participation aux jurys (bac, BTS, DUT, Capes-Agreg, session de printemps…) et à pratiquer l’obstruction dans le cadre des mandats électifs.

    6 mars : prochaine Coord à Paris 12 (peut-être avec Marne-La-Vallée).

    7 mars ?: Rassemblement de la maternelle à l’université

    10 mars : Grande manifestation nationale “de la maternelle à l’université” à Paris.

    12 mars : Appel à soutenir et à participer à la coordination nationale des laboratoires.

    19 mars : Appel à la journée de mobilisation nationale intersyndicale et interprofessionnelle.


    Et aussi

    - Développer la grève active, des cours alternatifs, les interventions dans les lieux publics, voire leur occupation.

    - Boycott des expertises AERES et ANR, boycott des audits des Universités pour le passage à l’autonomie. Envoi d’une lettre de la coordination.

    - Blocage des conseils centraux qui prévoient de remonter les maquettes.

    - Participation aux Journées en mars à Bruxelles en relation avec la stratégie de Lisbonne et de Bologne.

    - Voter le principe d’une caisse de grève avec les BIATOSS et les ITA, le primaire et le secondaire.

    - Appel aux chefs de service administratifs pour ne pas remonter le recensement des grévistes.

    - Délégation à la coordination étudiante à Angers.


  • L’Assemblée Générale du Laboratoire de Médiévistique Occidentale de Paris (UMR 8589 – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CNRS) a adopté cette motion, le 20 février 2009* :

    Nous, chercheurs, enseignants-chercheurs, BIATOS, ITA et doctorants,  membres du LAMOP, avons adopté en Assemblée Générale la motion suivante :

    - Scandalisés par les propos du Président de la République relatifs à l’Université et à la Recherche, et ceux que tiennent régulièrement les Ministres de l’Education Nationale et de la Recherche ;

    - Résolument opposés aux mesures prises et aux projets de décret concernant le démantèlement du CNRS et des Unités de Recherche, le statut des enseignants-chercheurs, celui des doctorants, la mastérisation de la formation des enseignants du Primaire et du Secondaire, l’organisation des concours de recrutement, la suppression de postes dans l’Université et au CNRS ;

    - Profondément attachés aux objectifs d’excellence dans l’Enseignement et la Recherche, dénonçons une politique dont les éléments accumulés se révèlent contraires aux principes démocratiques et à l’intérêt du service public ;

    - Exigeons, en conséquence, le retrait effectif des textes en litige, et appelons à travailler dans une large concertation à la définition d’une autre politique pour l’Université et la Recherche.


  • Ce 19 Février il a était votée, en cette ordre:

    Revendications:


    • La motion 1 de la coordination national des Universités à savoir

      -Le retrait du projet de reforme de statue de 1984 des enseignants-chercheurs.
      -Le retrait du projet de Masterisation des IUFM.

    • La Titularisation des vacataires et des contractuels de l'Université (Iatoss, Biatoss etc...)

    • L'Abrogation de la LRU (Loi dite relative au Liberté et Responsabilité des Universités), Incluant:
      -L'élaboration concerté d'une nouvelle loi
      -L'Appel aux professeurs à ne pas cesser la grève en cas de victoire probable sur le sujet unique des statuts des enseignants-chercheurs.
      -Ainsi que le souhait que les professeurs en grèves adoptent l'abrogation de la LRU comme l'une de leur revendication phare.

    • La Motion sur les D.A.E.U*
      (Âge minimal pour pouvoir s'inscrire soit revue à la baisse; Que les frais d'inscriptions soient alignés sur ceux de la licence; Que le statut d'étudiant en D.A.E.U soit aligné sur celui des étudiants; Que des sessions de rattrapages soient garanties par chaques université à la fin d'un semestre)

    • Arrêt des suppression de postes dans l'éducation (dans TOUTES l'éducation de la maternel aux supérieurs)

    • (Mot d'Ordre:) Plus de milliards pour les salaires et les aides sociales plutôt que pour les banques et pour les plus riches.

    • Augmentation du montant et du nombre des bourses, ainsi que des logements sociaux jusqu'à satisfaction des besoins.
      Ainsi que la suppression des frais d'inscriptions.

    • Un plan de recrutement de 2500 personnels/enseignant par tranche de 5 ans
      Un plan pluri-annuel de financements des universités basé sur les besoins et non des critères de performances.

    Revendication élargie:

    • La solidarité avec la Grève Générale en Guadeloupe
      -Manifestation samedi 21 Février 14h, République

    • La régularisation de touts les sans-papiers.

    • Contre la répression policière du mouvement social et sous toutes ses formes.

    • Soutien au contre-somment de l'Otan.


    Moyens d'Actions:


    • La Grève (Le Principe de..) sous les modalités suivantes:
      -Grève Active (en contradictoire avec les piquets de grèves)
      -Motion sur la grève active* (en contradictoire avec celle de la FSE sur le même sujet)

    • Appel à la Grève Inter-syndicale (et inter pro) du 19 Mars 2009

    • Débrayage des TD (pour manifestations etc...).

    • Exigence que si négociations il y a, qu'elle soit retransmise à la Télévision national publique.


    Propositions Ajournées:

    • « Allocation d'autonomie » (revendications de l'Unef)

    • Motion de l'UFR 04* (relatif aux statuts des élus étudiant en conseil)


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    Appel des étudiants en D.A.E.U. [Diplôme d'Accès aux Etudes Universitaites] de Paris-I

     

    Cette année, le D.A.E.U. A 14 ans.
    Ce diplôme, qui se prépare en une à deux années, permet aux personnes sorties ou exclues du système scolaire de bénéficier d'un équivalent du Bac et de pouvoir envisager la poursuite de leurs études à l'Université. Le D.A.E.U représente donc une seconde chance pour tous ceux qui en bénéficient. C'est en fait, un moyen fondamental d'insertion sociale, puisqu'il est le seul diplôme existant qui permette d'obtenir un niveau égal ou supérieurs au bas sans passer par le lycée.

    Aujourd'hui nous faisons le constat suivant:

    - les conditions d'inscriptions excluent les candidats trop jeunes. L'âge minimal pour pouvoir s'inscrire est en effet de 24 ans (ou de 20 ans si l'on peut justifier de deux ans d'activité professionnelles) ce qui entrave la poursuite d'une formation universiateire longue.
    - Les frais universitaires sont beaucoup trop importants pour une formation qui a la prétention de servir de moyen d'insertion sociale. A Paris-I, ces frais représentent le double de ceux payés par un étudiant en Licence.
    - Ces frais sont aussi fixés de manière autonome par les universités. Sur l'île de France, ils varient selon l'université pratiquement du simple au double.
    - Les étudiants suivant cette formation n'ont pas le statut d'étudiant, et ne bénéfiient donc ni de l'assurance, ni des bourses y étant associées.
    - Les sessions de rattrapages n'ont lieu que dans certaines universités seulement. Ainsi, à Paris-I, un étudiant jou son ann ées sur une poignée d'épreuves, et contrairmeent à un lycéen passant le bac n'aura pas de rattrapage possible.

    AFIN DE RENDRE A L'UNIVERSITE SA MISSION FONDAMENTALE, A SAVOIR LA TRANNSMISSION ET LA DIFFUSION DU SAVOIR A TOUS ET A TOUTES, SANS DISTINCTION DE PARTCOURT, DE CLASSE OU DE VECU, ET AFIN QU'AU SEIN DE L'UNIVERSITE, NE SUBSISTENT PLUS DES ETUDIANTS DE SECONDE CLASSE DENUES DE STATUT,
    NOUS EXIGEONS :

    - QUE L'ÂGE MINIMAL POUR POUVOIR S'INSCRIRE SOIT REVUE A LA BAISSE.

    -Que les frais d'inscriptions soient alignées sur ceux de la licence.
    -que le statut d'étudiant en D.A.E.U soit aligné sur celui des étudiants.
    -que des sessions de rattrapages soient garanties par chaque université à la fin d'un semestre.

    Des étudiants en DAEU


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    Motion, Gréves active accepté

    Nous demandons donc que les professeurs grévistes respectent les décisions prises dans leur propres AG.
    Soit la suspensions des TD, ou si ils se tiennent, qu'ils soient 100% alternatifs et dévoué à la grève active. Nous demandons que le programme classique soit suspendu en TD, Ainsi que le suspend de tous les cours lors des AG et des manifs.


    Motion de la FSE sur la Gréve active, sortante.

     

    Nous appelons l'ensemble des enseignants de Paris-I à la céssation totale et illimitée des cours et TD.
    C'est la condition par laquelle tous les étudiants de Paris1 pourront réellement rejoindre la mobilisation, sans inégalité entre ceux dont les cours sont maintenus et les autres.
    C'est la condition d'une grève effective de l'université Paris1 sans qu'il y ait besoin de recourir aux piquets de grèves.


    Motion UFR 04 P1: (Ajournée)

     

    La question de la démocratie et des contre pouvoirs à l'université, ainsi que de la participation des étudiant est une question centrale renforcée par la L.R.U.

    C'est pourquoi, nous dmeandons la création d'une conférence étudiantes pour les universités, l'augmentation de la représentation étudiante dans les conseils d'administration et dans les conseils d'U.F.R
    De plus nous demandons une véritable reconnaissance du statut de représentatant étudiant, pour encourager l'investissement de tous dans la vie de l'université.


  • PRISE DE POSITION DE L’INSTITUT d’HISTOIRE MODERNE ET CONTEMPORAINE

    (Unité mixte de recherche 8066 CNRS-Ecole normale supérieure)

     

    Les membres de l’IHMC réunis en assemblée générale le 16 février 2009, constatant que les mesures de réforme mises en œuvre depuis plusieurs années, notamment dans le cadre de la loi LRU, conduisent à une destructuration en profondeur de la recherche publique et de l’enseignement supérieur et compromettent gravement l’avenir même de la recherche

     

    • Expriment leur désaccord avec le démantèlement annoncé du CNRS et avec la diminution des postes statutaires de chercheurs et d’ITA,

    • S’élèvent contre la stigmatisation des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche par le président de la République,

    • Dénoncent les projets de décrets sur le statut des enseignants-chercheurs et sur la mise en place du contrat doctoral

    • Expriment leur désaccord avec les dispositions nouvelles concernant les modalités de  recrutement des enseignants, dispositions qui, en imposant aux étudiants un choix précoce, risquent de les détourner massivement de la préparation à la recherche.

     

    Pour toutes ces raisons, s'associant au mouvement des enseignants-chercheurs de l'Université et des personnels de la recherche, et en étroite collaboration avec le département d’histoire de l’ENS, les membres de l’IHMC rejoignent unanimement le mouvement des « laboratoires en lutte », appellent à la généralisation du mouvement et soutiennent la motion votée par l’Assemblée Générale réunie le 12 février 2008 au siège du CNRS.            

                                                                             Paris, le 16 février 2009





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