• Position sur la Formation des maîtres.
    La CPU a toujours été favorable à une réforme de la formation des futurs enseignants qui place leur recrutement au niveau master. Mais elle désapprouve la précipitation et les modalités de mise en oeuvre dans lesquelles cette réforme a été engagée.
    Comme elle l’a déjà indiqué, la CPU demande clairement le report de la mise en place de la réforme et le maintien en l’état actuel des concours de l’enseignement pour 2010. La situation reste très confuse sur trois points :
    - les conditions d’inscription des étudiants préparant les concours dès la prochaine rentrée, les épreuves et leur calendrier, de même que les dispositifs de préparation doivent être précisés au plus vite. A ce sujet, la CPU a fait des propositions très claires, lors de son CA du 2 avril.
    - Pour l’année de fonctionnaire stagiaire des lauréats des concours 2010, la CPU considère que le dispositif actuel doit impérativement être maintenu car les lauréats n’auront pas bénéficié de formation professionnelle particulière.
    - les lauréats des concours 2010 doivent pouvoir bénéficier du statut de professeur stagiaire sans l’exigence d’un M2.
    Pour l’avenir, il est indispensable d’engager une réflexion approfondie sur la formation initiale et continue et sur le recrutement de tous les futurs enseignants.
    C’est pourquoi, la CPU maintient son engagement pour animer cette réflexion au sein de la commission de concertation sur la formation des maîtres. Elle demande cependant que soient clarifiées les relations entre les travaux de cette commission et les concertations engagées par le Ministre de l’Education Nationale avec les organisations syndicales au sein des trois groupes de travail créés à cet effet.
    D’autre part, elle rappelle que les travaux de la commission doivent :
    • porter sur la remise à plat de la réforme et non sur un aménagement des dispositions initialement prévues
    • aborder l’ensemble des problèmes liés à cet enjeu fondamental.
    • s’opérer dans la concertation la plus large avec l’ensemble des acteurs concernés par la formation des maîtres
    • se dérouler dans une temporalité conforme aux enjeux.
    Parce que les universités avec toutes leurs composantes, dont les IUFM, sont un acteur majeur de la formation des enseignants, elles entendent jouer un rôle central dans les propositions de réforme.
    Enfin, face à gravité de la crise que traversent les universités, la CPU demande solennellement aux deux ministres d’apporter de toute urgence les réponses précises aux questions posées et les assurances nécessaires qu’attend légitimement la communauté universitaire.
     
    Texte adopté à l’unanimité par l’assemblée plénière de la CPU

  • Entre les profs et les étudiants qui s’improvisent compositeurs et les intellectuels qui durcissent leur discours, la bibliophilie du Président n’en finit plus d’inspirer la toile...

    Le marathon gréviste engagé par les universitaires exige un renouvellement permanent des formes de lutte. 

    Après neuf semaines, tout est bon pour se faire entendre !  Il n'en fallait pas moins pour appeler une nouvelle journée de mobilisation aujourd'hui... Jusqu'où ira le supplice de l'université  ? « Cracher sur la Princesse de Clèves, c'est comme cracher sur la France », dixit Régis Jauffret sur France 5C'est peut-être une des raisons qui ont motivé le groupe Princess de Clèves à nous faire grâce de sa nouvelle composition « Fac Off » avec en vedette Xav DValoche et le bien nommé Nick S.

    La suite ici: http://www.marianne2.fr/Fac-off-,-le-dernier-tube-du-mouvement-etudiant_a177745.html 

  • Paris, le 2 avril 2009

    Nous soussigné-e-s, membres du Centre d’histoire sociale du XXe siècle –
    UMR 8058-Paris1, constatons que les revendications légitimes de la
    communauté scientifique n’ont pas été suffisamment prises en compte,
    malgré huit semaines de lutte : à ce jour, le gouvernement, tout en
    laissant entendre qu’il y aurait des possibilités d’aménagement, campe
    néanmoins sur des positions qui restent préjudiciables à l’université et
    à la recherche dans leur ensemble.

    Nous nous réaffirmons « labo en lutte » et réitérons les demandes
    formulées en février.

    Convaincu-e-s de la nécessité d’une réforme, malgré des discours
    mensongers sur les enseignants et les chercheurs, nous voulons que la
    réflexion associe toutes les compétences et toutes les composantes du
    monde universitaire, qu’elle vise à d’autres fins que « managériales »
    ou simplement comptables et que, au lieu de concentrer le pouvoir entre
    les mains de quelques-uns, elle se fonde sur l’esprit d’équipe, seul
    garant d’un enseignement et d’une recherche ouverts à tous.

    C’est pourquoi nous demandons :

    - la suppression du décret relatif au statut des enseignants-chercheurs,
    y compris dans sa version remaniée à ce jour

    - le réexamen de la réforme des concours de l’enseignement et de leur
    mastérisation

    - le réexamen du projet de décret sur le contrat doctoral

    - la suppression du décret à paraître sur la systématisation des primes
    au mérite dans la fonction publique

    - le rétablissement de procédures d’évaluation (CNU, comité national du
    CNRS) confiées à des pairs à la fois élus et nommés

    - la remise en cause des projets visant à transformer le CNRS en agence
    de moyens.

    Emanuelle Bajac, Emmanuel Bellanger, Eric Belouet, Laurent Besse,
    Emmanuel Blanchard, Marie-Claude Blanc-Chaléard, Françoise Blum, Paul
    Boulland, Raphaêlle Branche, Sylvie Chaperon, Christian Chevandier,
    Muriel Cohen, Emmanuelle Cronier, Françoise Denoyelle, Michel Dreyfus,
    Laurent Frajerman, Franck Georgi, Noëlle Gérôme, Laure Godineau, Pascale
    Goetschel, Christophe Granger, Bruno Groppo, Patricia Hidiroglou, Morgan
    Jan, Myriam Juan, Elise Julien, Sylvie Le Dantec, Thérèse Lortolary,
    Gilles Morin, Pascal Ory, Claude Pennetier, Denis Peschanski, Michel
    Pigenet, Jean-Louis Robert, Francine Soubiran-Paillet, Françoise Tétard,
    Sylvie Thenault, Patricia Toucas, Macha Tournié, Matthieu Tracol,
    Guillaume Tronchet, Rossana Vaccaro, Danièle Voldman, Patrick Weil.

  • Nous, étudiant-e-s mobilisé-e-s, délégués de 39 universités, en lutte depuis mi-janvier sommes réunis ces 28 et 29 mars à Tolbiac Paris I (Saint-Hippolyte) pour la VIe coordination nationale étudiante (CNE). Nous réaffirmons que la CNE, émanation directe des Assemblées Générales qui réunissent des dizaines de milliers d’étudiant-e-s en France, est la seule et unique instance légitime pour représenter le mouvement étudiant dans son ensemble et qu’aucune direction syndicale ou politique ne saurait se substituer à son rôle.

    Nous constatons que la mobilisation se poursuit dans les universités. Il est important d’amplifier la grève, mais aussi de l’étendre à d’autres secteurs. De la maternelle à l’université, mêmes attaques, même combat ! Etudiant-e-s, enseignant-e-s, lycéen-ne-s se sont mobilisés pour l’instant tour à tour. Il est temps d’agir tou-te-s ensemble en même temps. Nous appelons aux manifestations communes « de la maternelle à l’université » du 2 et du 8 avril.

    Après le 19 mars, nous dénonçons l’attentisme des directions syndicales. La seule stratégie conséquente est la construction de la grève générale qui seule peut nous permettre de gagner sur nos revendications. A cet égard, les organisations syndicales doivent prendre leurs responsabilités et s’inscrire dans cette perspective. Sans attendre, construisons à la base partout un front unitaire réunissant étudiant-e-s, lycéenne- s, salarié-e-s, précaires, chômeur-euse-s organisations et collectifs pour poser des perspectives, notamment par des AG et forums interprofessionnels dans la réalisation concrète d’une véritable convergence des luttes. Nous proposons une journée d’action interprofessionnelle le 7 avril.

    Nous dénonçons la tactique du gouvernement qui vise à diviser le mouvement par des effets d’annonce. Nous répondons : Darcos a été obligé de reculer d’un an la mise en place de la masterisation. C’est le produit de la lutte et de la non-remontée des maquettes des diplômes. Mais comme pour le reste, nous ne voulons pas de report mais le retrait. Nos revendications sont claires et plus que jamais nous exigeons l’abrogation de la LRU, l’abandon de ses différents plans d’application et le retrait des décrets qui en découlent :

    -  Plan Campus
    -  Plan réussite en Licence
    -  réforme dite de la « masterisation de la formation des personnels éducatifs »
    -  réforme du financement des universités sur des critères de performance
    -  réforme du contrat doctoral unique
    -  réforme du statut des enseignants-chercheurs

    Globalement nous rejetons toute la politique universitaire initiée depuis le processus de Bologne qui impose une même logique de rentabilité et de mise en concurrence des universités sur l’Europe entière (contre-sommet de Louvain les 28 et 29 avril prochains qui s’oppose à ce processus). Cela se traduit concrètement par les différentes mesures contre lesquelles nous luttons actuellement.

    Aujourd’hui un-e étudiant-e sur deux est contraint de se salarier pour financer ses études. Avec la destruction du système d’aide sociale, le démantèlement des CROUS (rapport Lambert) et du planning familial, la dégradation des conditions de vie va encore s’aggraver. Aussi, nous réclamons l’augmentation en nombre et montant des bourses sur critères sociaux et leur indexation sur le coût de la vie ainsi que la construction massive de logements sociaux.

    Nous demandons également le retrait immédiat du projet de loi sur les prêts étudiants qui ouvre la porte à une augmentation des frais d’inscription. Toute forme de sélection à l’université est inacceptable. Nous réaffirmons notre attachement à un système éducatif totalement public, gratuit, laïc et accessible à tou-te-s. La mission de l’université ne doit pas être la marchandisation du savoir, ni une professionnalisation à outrance, mais bien la diffusion de connaissances et la promotion de l’esprit critique, et la délivrance de diplômes de qualité reconnus par les conventions collectives donnant accès à des droits sur le marché du travail. Face aux mouvements sociaux en cours, la seule réaction des dirigeant-e-s est le déploiement d’un arsenal sécuritaire particulièrement violent (vigiles, forces de l’ordre sur les campus, arrestations massives, contrôles d’identités, fichages...) et la criminalisation de la contestation. Nous appelons au soutien de tout-e-s nos camarades victimes de la répression policière, judiciaire et administrative et à l’abandon de toutes les poursuites engagées, ainsi qu’à la création de collectifs de soutien.

    Parmi les plus touché-e-s par ce système oppressif, se trouvent aussi en première ligne les sans-papier. Nous soutenons leur lutte et exigeons la régularisation immédiate et inconditionnelle de chacun-e d’entre eux/elles.

    La coordination nationale appelle tou-te-s les étudiant-e-s à continuer la grève jusqu’à satisfaction, à la radicalisation, à l’extension du mouvement et :
    -  à amplifier les blocages d’universités, à tenir des piquets de grève en continu ou, à défaut, les jours de mobilisation nationale
    -  au blocage économique
    -  au blocage des CA Nous appelons à la participation aux journées :
    -  du 2 avril, manifestation nationale de la maternelle à l’université appelée par la CNU
    -  du 7 avril, journée d’action interprofessionnelle
    -  du 8 avril, manifestation nationale de la maternelle à l’université appelée par la CNU

    La prochaine CNE se tiendra à Orléans le 4 et 5 avril.

  • L’Assemblée du Collectif pour la Défense de l’Université, réunie le 28 mars 2009
    au Centre Panthéon, a pris connaissance du Communiqué du Ministre de
    l’enseignement supérieur et de la recherche en date du 23 mars 2009, sur lequel elle a
    délibéré, faute d’être en possession du nouveau texte issu de la consultation du CTPU.

    L’assemblée du Collectif, ainsi réunie,
    1- Souligne que le mécanisme même de la modulation porte atteinte au principe
    d’égalité des fonctionnaires d’un même corps, en tant qu’il donne compétence aux
    universités pour déroger localement aux règles nationales d’organisation du service ;
    2- Rappelle que le service statutaire, qui ne saurait être considéré comme un simple
    service « de référence », doit toujours être de 128 heures d’enseignement (équivalent 192
    heures travaux dirigés). Il en résulte que toute heure effectuée au-delà de 128 heures de
    cours (192 heures TD) doit, en tout état de cause, être rémunérée en heure
    complémentaire ;
    3- Rappelle qu’un décret statutaire ne doit pas être un outil de discipline
    budgétaire ; les règles déterminant les obligations statutaires ne sauraient dès lors
    aboutir à attribuer un service complémentaire dont la prise en charge ne serait pas
    comptabilisée dans la dotation budgétaire de l’établissement ;
    4- Prend acte de l’annonce d’une répartition équilibrée entre promotions locales et
    nationales, et l’approuve sous réserve que celle-ci soit effectivement inscrite dans le
    décret statutaire lui-même et contienne explicitement la règle des 50%/50%;
    5- Regrette qu’aucune précision ne soit annoncée relativement au projet de décret
    CNU tel qu’il a été soumis au CTPU. Celui-ci n’est pas satisfaisant, tant en ce qui
    concerne les moyens de travail du CNU que les garanties d’expertise scientifique de ses
    membres, qui doivent être renforcées du fait de l’extension de ses fonctions. Elle déplore,
    en particulier, l’absence de modification des règles relatives à la désignation de ses
    membres ;
    6- Demande en conséquence au ministère de lever toute ambiguïté sur l’ensemble
    de ces points dans les deux projets de décret, tels qu’ils seront soumis au Conseil
    Supérieur de la Fonction publique ;
    7- Constate, en outre, qu’en dépit de l’annonce du report de la masterisation, le
    principe de cette réforme demeure inchangé et demande son abandon ;
    8- Constate, également, que les difficultés actuelles résultent notamment des
    défauts de conception de la loi LRU, dont elle considère la révision indispensable ;
    9- Affirme, enfin, que la prolongation du conflit et, désormais, sa radicalisation,
    sont imputables à l’attitude du gouvernement ;
    10- Appelle, en conséquence, à maintenir les moyens d’action engagés et à
    participer à la manifestation nationale organisée le jeudi 2 avril.




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