• Les IUT pourraient être mis en péril, craignent leurs présidents - AFP / Le Point

    L'autonomie financière accordée aux universités par la loi LRU risque de "mettre en péril" les Instituts universitaires de technologie (IUT), ont estimé mardi les présidents des IUT, avant d'être reçus par la ministre Valérie Pécresse. 

    En accordant aux universités l'autonomie, la loi LRU de 2007 a mis fin au "fléchage" des moyens et instauré des budgets "globalisés" que les présidents peuvent gérer selon leurs priorités, mais ce qui du même coup a des effets sur l'autonomie de gestion des 115 IUT, qui sont des composantes des universités. 

    La ministre de l'Enseignement supérieur a publié en mars 2009 une circulaire devant garantir cette autonomie des IUT, mais "entre plus de la moitié et les deux tiers des présidents d'universités n'appliquent pas cette circulaire", a affirmé Jean-Paul Vidal, président de l'Union nationale des présidents d'IUT (UNPIUT) et de l'IUT de Montluçon. 
    "Il n'y a plus de visibilité" (Jean-Paul Vidal) 

    "On constate que les moyens qui devaient être confiés aux IUT selon la loi, et gérés par les conseils d'administration, sont dilués dans la masse globale des budgets des universités et il n'y a plus de visibilité pour nous pour une bonne gestion des recettes et des dépenses", a-t-il ajouté. "Il y a donc un flou sur les moyens que l'on va affecter aux IUT. Cela risque de mettre en péril le système des IUT : on a mis 40 ans pour le construire, il pourrait être détruit en deux ans", a-t-il lancé. 

    Jean-Paul Vidal demande à la ministre "de faire respecter la loi" et d'assurer "le maintien des budgets propres intégrés pour les composantes des universités qui ne sont pas des UFR" (unités de recherche et formation). L'UNPIUT craint que "les présidents des universités veuillent réduire les IUT au statut classique des autres UFR". 

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