• Mirail. Les étudiants ne débloquent pas - La dépêche

    La coordination nationale des étudiants se réunit ce week-end à la faculté du Mirail.

    Au mouvement de grève démarré en février par les enseignants et personnels administratifs, les étudiants ont succédé onze semaines de blocage à la fac du Mirail. Pour sortir de cette crise, le président de l'Université Toulouse II, Daniel Filâtre, a proposé une session d'examens en juin sur la base d'un programme révisé. Avec pour préalable, la reprise des cours sur le champ des étudiants grévistes. Passé ce mercredi 27 juin, la session d'examens sera définitivement renvoyée en septembre.

    De leurs côtés les étudiants du comité de lutte du Mirail et leurs porte-parole des assemblées générales vont recevoir ce week-end des délégués de la coordination nationale étudiante. Entretien avec Côme, porte-parole d'assemblée générale à la fac du Mirail.

    Qu'attendez-vous de cette rencontre ?

    La discussion va porter sur les actions communes. Quelle stratégie on va adopter pour la suite du mouvement, pour la rentrée surtout.

    Que pensez-vous de l'ultimatum donné par la présidence concernant la reprise des cours ?

    C'est encore un coup de bluff supplémentaire. C'est la troisième fois qu'il nous fait le coup et annonce des délais d'examens. C'est pour mettre la pression sur les étudiants pour qu'on débloque le plus rapidement possible.

    Votre position ?

    On maintient notre position sur la validation automatique des examens et du semestre, ce qui a été fait à la Sorbonne et dans d'autres UFR de philosophie.

    Où en est le mouvement dans les autres universités ?

    C'est assez flou selon les sources. Les seuls chiffres à peu près fiables sont ceux du Conseil national des universités (CNU). Une quinzaine de facs serait encore partiellement ou totalement bloquées. Avec une cinquantaine d'universités toujours mobilisées mais sans piquet de grève.

    La fac du Mirail est l'un des derniers bastions ?

    On est la fac la plus mobilisée de Toulouse. Mais Rangueil (Toulouse III) participe à toutes les actions de mobilisation.

    À propos de la LRU ?

    Il n'y a eu aucune avancée du gouvernement. On est contre cette loi qui casse complètement les diplômes et privatise les universités. On lutte aussi contre la précarité étudiante en général. Et si rien ne bouge, on continuera aussi le mouvement l'année prochaine. Après la rentrée.

    Source: http://www.ladepeche.fr/article/2009/05/23/611059-Mirail-Les-etudiants-ne-debloquent-pas.html