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Occupation de la mairie de la ville de Paris
par Sorbonnard, le 2 Mai 2009 à 07:21
Hier en fin de manif, 200 étudiants ont occupés l'hôtel de ville de Paris pendant 45minutes.
"Nous manifestants du 1er mai 2009, ne voulons pas nous en tenir à la marche
habituelle. Nous occupons l'Hôtel de Ville de Paris pour exprimer notre
dégoût envers le gouvernement qui n'écoute pas la colère de la population
qui subit la crise. C'est pourquoi nous appelons les habitants,
travailleurs, étudiants, précaires sans-papiers en France et ailleurs, à
résister par la grève générale et par tout autre moyen.
Les occupants
Paris, le 1er mai 2009, 22h"
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Tags : ville, paris, hotel, etudiants, occupation
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Commentaires
1oyseaulx2 Mai 2009 à 15:02Il fallait lancer un appel au PEUPLE à vous rejoindre dans l'Hôtel de Ville afin d'y proclamer la République, comme y fut fait le 22 septembre 1792 et le je ne sais plus combien de février 1848 et le 4 septembre 1870, sans compter le 20 mars 1871, afin de mettre un terme, une bonne fois pour toutes, au règne de ceux qui s'octroient frauduleusement le titre de républicains et qui ne sont qu'agioteurs orléanistes. Bravo quand même pour ce que vous avez fait. Au passage, merci d'avoir montré aux yeux du peuple dans quel luxe inouï vivent ceux qui nous mettent à la rue. A la prochaine ! Et que ça pète !2un occuppant2 Mai 2009 à 16:14<!-- /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-parent:""; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} a:link, span.MsoHyperlink {color:blue; text-decoration:underline; text-underline:single;} a:visited, span.MsoHyperlinkFollowed {color:purple; text-decoration:underline; text-underline:single;} @page Section1 {size:595.3pt 841.9pt; margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; mso-header-margin:35.45pt; mso-footer-margin:35.45pt; mso-paper-source:0;} div.Section1 {page:Section1;} -->oyseaulx je crois que tu ne connais pas bien les positions politiques de ceux qui se trouvaient à l'intérieur de l'hôtel de ville. Il y avait pour une part très importante des individus prochent des mouvements anarchiste et auto-gestionnaires ainsi que d'extrême gauche plus classique. Je crois que le slogan "ah anti anticapitalista" ne t'as pas échappé.
Sans vouloir t'offenser ce n'est absolument pas la république qui nous inspirée mais bien plutôt la Commune de 1871. Si nous avions pu proclamer quelque chose ça n’aurait certainement pas été la république mais plus quelque chose qui ressemble à la Commune. Nous avons de gros problème avec ce que tu entends par "république" et ne la défendons aucunement sous toutes les formes qu’elle puisse prendre (en particulier l’école républicaine et ses universités).3Etudiant2 Mai 2009 à 17:28oyseaulx..tu as tout a fait raison..
ca aurait été bien marrant quand meme
malheureusement l'occupant t as répondu
Mon commentaire se référait explicitement à la Commune, en évoquant la réunion tenue à l'Hôtel de Ville, le 20 mars 1871, où les délégués des arrondissements convoquèrent le peuple parisien en ses comices pour le 28 mars pour désigner les membres de ce qui s'appellera précisément la Commune. Que si vous avez des problèmes avec la République, cela vient peut-être, pour une part, de ce que vous vous représentez, sous ce nom, la « République » raciste et coloniale que nous connaissons et qui ne correspond évidemment pas à ce que j'entendais par République. Si j'appelle à la proclamation de la République, c'est que nous ne sommes pas, précisément, en République, et que les agioteurs orléanistes qui nous gouvernent s'octroient frauduleusement le titre de républicains. Quant à vos positions sur l'école et l'Université, il vous appartient de les faire connaître, car je ne les connais pas et je puis vous assurer que les participants de le Ronde en prendront connaissance avec attention. Il faut du moins l'espérer, mais on peut le penser.L'occupant, ni personne d'autre, n'a jamais soutenu que l'occupation avait pour but de défendre l'école, l'Université, ni aucune autre fioriture républicaine. L'occupant dit explicitement le contraire : que les occupants n'en ont rien à faire des fleurons républicains, si l'on sait lire, ce qui n'est pas le cas de M. Stopblog, dont le seul pseudonyme laisse planer le soupçon qu'il est un sous-marin UMP, chose que la lecture de son blog confirme. Au contraire, nous n'avons cessé de souligner, de part et d'autre, que l'occupation et la Ronde étaient sans rapports entre elles. Il n'y avait qu'à voir comment les occupants ont été accueillis par les universitaires à leur sortie de l'Hôtel de Ville. C'était quand même assez honteux, et peut-être, malheureusement, significatif. Certains universitaires ne se paieraient-ils pas un peu notre tête quelque part ? Ils tournent sous la protection de papa Delanoé, enfin, au sens où Freud faisait de la psychanalyse sous la protection de l'Eglise catholique, à ce qu'il écrit. En attendant, la police a pris les noms des occupants et papa Delanoé s'apprête à porter plainte, ce qui laisse envisager des suites judiciaires, si l'on se souvient de l'occupation du ministère de l'Education nationale en 2006. J'espère que les occupants sont en relation avec des avocats sérieux ; sinon, ça se présente mal pour eux, car la justice n'a pas pour fonction de protéger les victimes, mais de permettre au prédateur d'agir.
Ce qui est stupéfiant, c'est qu'au bout de vingt-quatre heures, nous ne disposions toujours pas d'une déclaration politique des occupants pour expliquer leur action. Dans ces conditions, je ne vois pas bien quoi dire pour les défendre. Ce qui ne signifie pas qu'ils ont tort.6Hébert3 Mai 2009 à 05:13Il y avait des Hébertistes des Blanquistes dans cette occupation de l'Hotêl de Ville, et ils défendent effectivement la République en danger.
"un occuppant", la définition de la République n'est pas contradictoire avec le slogan "anticapitalista", tu me fais penser aux Américains qui essayent toujours de faire passer le capitalisme derrière le mot Démocratie, ils disent "on va aller imposer la Démocratie dans tel pays"....
Donc voilà, on est tous d'accord pour radicaliser les actions face à un gouvernemetn autiste, à appeler à la grève général, à en découdre avec les flics, mais "un occupant" à vu sa sensibilité politique à une représentativité qu'elle n'a pas parmi nous.Je suis heureux qu'il y ait encore des blanquistes et même des hébertistes, mais la remarque de celui qui s'appelle l'occupant n'est pas anodine. La notion de République se réfère à celle d'universel, telle qu'elle a été définie par les philosophes des Lumières. C'est ce même universel qui justifie le colonialisme et le racisme, puisqu'on colonise des peuples dont on estime qu'il n'ont pas encore su accéder à l'universel. Qu'on relise ce que dit Voltaire dans l'Essai sur les mœurs, qui demeure un des livres les plus racistes qui soient. Il y a un vrai problème, à la fois théorique et historique.8Nennecy3 Mai 2009 à 18:13Occupation de l'hôtel de ville à Paris: second communiqué de presse (01/05/09)
Face aux dérives du traitement médiatique de l'occupation de l'hôtel de ville le 1er mai 2009, quelques occupants se réunissent pour proposer leur vision des faits:
Vendredi 1er mai à 20h30, 100-150 manifestants ont envahi l'Hôtel de Ville, lieu de pouvoir hautement symbolique qui n'avait pas été occupé depuis la Commune de Paris et 1936; le mot avait circulé en fin de manifestation.
L'entrée des manifestants s'est faite facilement, sans heurts ni violence. Une fois à l'intérieur, ils ont occupé la salle du Conseil de Paris pour y tenir une assemblée générale. Un appel a pu y être rédigé collectivement malgré l'arrivée précipitée des policiers et des CRS.
Cet appel, lu aux journalistes présents, n'a pourtant pas été médiatisé:
"Nous manifestants du 1er mai 2009, ne voulons pas nous en tenir à la marche habituelle. Nous occupons l'Hôtel de Ville de Paris pour exprimer notre dégoût envers le gouvernement, qui n'écoute pas la colère de la population qui subit la crise. C'est pourquoi nous appelons les habitants, travailleurs, étudiants, précaires sans-papiers en France et ailleurs, à résister par la grève générale et par tout autre moyen.
Les occupants, Paris, le 1er mai 2009, 22h"
A la suite d'une négociation avec les directeurs de cabinet de Bertrand Delanoë et du préfet de police de paris, les occupants ont été évacués. Ils ont évité la garde à vue, mais ont dû présenter leur pièce d'identité.
Pendant l'occupation, des arrestations musclées ont eu lieu sur le parvis de l'Hôtel de Ville, semble-t-il au nombre de 8. Si les rapports avec la police sont restés corrects, le comportement des policiers ou certaines de leurs remarques ne méritent pas les félicitations que leur adresse Bertrand Delanoë.
Selon les médias et les déclarations du maire de Paris, les occupants appartiendraient à une mouvance autonome ou au collectif "Je ne veux pas rentrer chez moi ce soir". Cette manie de l'étiquette ne rend pas compte de la réalité: parmi eux figuraient des gens aux appartenances syndicales et partisanes diverses; d'autres n'appartenaient à aucune organisation.
Par ailleurs, les occupants ont également été accusés de diviser le mouvement universitaire en déstabilisant la ronde infinie des obstinés qui se tenait sur la place. C'est oublier que beaucoup d'entre eux ont passé leurs nuits à assurer la continuité de cette ronde, qui manquait de monde pendant les vacances de Pâques!
L'occupation n'avait donc rien de contradictoire avec la ronde: elle manifestait simplement la volonté de se faire entendre davantage, à l'heure où seules les actions radicales semblent faire peur au gouvernement et parler les médias. Ces accusations paraissent d'autant plus déplacées qu'en ce jour de fête du travail, les revendications n'étaient pas seulement universitaires, mais témoignaient d'un souci de convergence des luttes.
Les mots d'ordre des occupants étaient les suivants: d'une part, appel à la grève générale pour protester contre le frein mis au mouvement social par les principales centrales syndicales; d'autre part, dénonciation de l'Etat policier qui criminalise les luttes sociales et accroit le fichage systématique des personnes. Les sans-papiers sont les premières victimes de ces mesures qui s'ajoutent aux lois racistes mises en oeuvre avec chaque jour plus de zèle.
Les manuels d'histoire évoquent trop peu la Commune. Nous estimons pourtant que les mots d'ordre libertaires et autogestionnaires et méfiants vis-à-vis de l'Etat sont toujours d'actualité, comme nous le rappelle la crise actuelle qui souligne et accroit des inégalités sociales toujours plus profondes.
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