• «Pécresse n’est pas à la hauteur de sa tâche»

    Obstinés, les universitaires le sont manifestement. Hier, avec la neuvième manifestation parisienne depuis le 2 février, ils ont une nouvelle fois indiqué au gouvernement la force de leur détermination dans le conflit qui les oppose. A plus de 10 000 (25 000 osent les organisateurs), venus de toutes les grandes universités parisiennes et quelques délégations locales (Orléans, Tours…), ils ont défilé derrière un groupe de «superBiatoss» -les agents techniques et administratifs des universités- et un autre constitué des délégués du congrès du Snesup-FSU.

    En tête, Jean-Louis Fournel, pour Sauvons l’université, lance : «On continue. Le gouvernement ne trouve pas la réponse à ce mouvement parce qu’il refuse de voir ce qu’il porte, une contestation globale de sa politique universitaire et de recherche. La ministre [de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, ndlr] n’est pas à la hauteur de sa tâche, elle vient d’augmenter la confusion sur la réforme de la formation des professeurs. A l’irresponsabilité politique, elle ajoute l’inefficacité technique.» Alors que le ministère susurre que ce mouvement est fini, Pierre Fröhlich, historien à Paris-I, répond que son UFR est «toujours en grève». Même affirmation par des universitaires de Paris-XIII, Paris-X, Paris-8, Paris-III, Paris-IV. En tête du cortège de Paris-IV, son président, Georges Molinié, proteste contre «l’autisme du gouvernement» et martèle : «Il faut continuer les manifestations.» Des banderoles de Paris-VI, Paris-VII, l’Inalco, Paris-XII, Versailles-Saint-Quentin et de centres de recherche montrent que la contestation persiste, malgré sa durée sans précédent depuis mai 1968.

     

    La suite: http://www.liberation.fr/societe/0101559932-pecresse-n-est-pas-a-la-hauteur-de-sa-tache


    Tags Tags : , , , ,