• Pécresse veut « sauver l'année universitaire », la grogne persiste

    « Le temps est compté », il faut que la « communauté universitaire se mobilise pour sauver l'année universitaire », a lancé hier Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur, qui était invitée du Grand Jury RTL-LCI-« Le Figaro ». Constatant des perturbations dans encore un quart des universités, elle a demandé à leurs dirigeants d'organiser le rattrapage des cours pour assurer les examens, lesquels « seront décalés de quelques semaines », a-t-elle indiqué, refusant de « brader les diplômes ». Elle a demandé aux directeurs de CROUS de regarder « au cas par cas » la situation des étudiants les plus fragiles pour leur permettre d'assurer financièrement ce « décalage ». Reste que le climat est encore tendu, d'autant que le gouvernement a publié samedi au « JO » le décret - « entièrement réécrit » - sur l'évaluation des enseignants-chercheurs. Le SNEsup-FSU, Sauvons la recherche et Sauvons l'université ont dénoncé le « passage en force » et appellent à manifester une nouvelle fois demain. Quant à l'Unef, la première organisation étudiante, elle a tenu ce week-end son congrès à Marseille, appelant à « un changement de cap d'urgence du gouvernement » sur sa politique économique, sociale et universitaire. Jean-Baptiste Prévost, président de l'Unef, a lancé « une mise en garde », un « avertissement très ferme » au gouvernement, estimant qu'il portait la responsabilité du « pourrissement » de la situation dans les universités. « Nous ressentons chez les étudiants et dans la jeunesse une véritable lame de fond qui monte, une véritable colère qui s'exprime de plus en plus fort », a-t-il dit.

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