• Pour exiger le rétablissement du Master 2 Pro Cinéma, Télévision, Nouveaux Médias

    Motion de l'UFR 03
    pour exiger le rétablissement du
    Master 2 Pro Cinéma, Télévision, Nouveaux Médias



    A l'heure où la Présidence de Paris 1 négocie avec le Ministère de 
    l'enseignement supérieur et de la recherche le contrat quadriennal 
    (2010-2014) de l'université, l'UFR 03 exige de nouveau le 
    rétablissement du Master 2 Professionnel Cinéma, Télévision, Nouveaux 
    Médias créé il y a 4 ans en son sein par François Garçon. Il y a un 
    an, nous votions à l'unanimité une motion dénonçant « les méthodes 
    employées par la Présidence, combinant passages en force, pressions 
    diverses et préférence partisane » pour aboutir à la dissolution, sans 
    la moindre concertation, d'une formation à la réussite incontestable : 
    93% de taux d'insertion professionnelle à l'issue du Master, 80 000 
    euros de taxe d'apprentissage, classé 5ème Master français dans le 
    domaine Communication et Médias dans le classement indépendant SMBG 
    rendu public le 14 février 2010, meilleur rang des établissements 
    publics 
    (http://www.meilleurs-masters.com/master-management-des-medias-et-de-laudiovisuel.html).
    Un an a passé, rien n'a changé. Sous prétexte que François Garçon a 
    fait appel au tribunal Administratif pour faire respecter nos droits 
    et qu'il ferait preuve  d'« insolence » face à l'injustice que nous 
    avons subie, le nouveau Président refuse toujours de recevoir le 
    directeur du Master aboli.  Jean-Claude Colliard n'a également daigné 
    dialoguer avec les étudiants du Master, les premiers lésés, que onze 
    mois après son élection. Encore a-t-il fallu qu'ils s'invitent seuls 
    dans son bureau. Sa solution a été de leur proposer de négocier avec 
    l'UFR 07 (Etudes Internationales et Européennes) la présence du cinéma 
    dans le futur Master dit « unifié », placé sous la direction des 
    juristes ! Enfin, notre directeur d'UFR a pris part à plusieurs 
    réunions, proposant chaque fois des maquettes remaniées répondant aux 
    exigences de la Présidence, remaniements destinés à trouver une issue 
    positive, à savoir la cohabitation sereine des deux Masters 
    Professionnels rattachés à deux UFR distinctes. Mais il est apparu 
    clairement que l'argument initiale du « recoupement excessif des 
    maquettes », aisément dépassable, n'était qu'un simple prétexte. 
    Manœuvres de déstabilisation et rumeurs diverses visaient clairement à 
    ce qu'aucune négociation n'aboutisse, les deux ultimes conditions 
    formulées tardivement étant le partage parfaitement illégal de la taxe 
    d'apprentissage et l'exclusion du créateur du Master Professionnel, 
    dont le succès excessif faisait de l'ombre à l'UFR 07.

    Nous rejetons avec force toute ingérence d'une UFR dans le 
    fonctionnement d'une autre UFR. Accepter ce précédent conduit à ouvrir 
    la guerre entre les disciplines, à les hiérarchiser, en vue, un jour, 
    de supprimer certaines au bénéfice des plus influentes, de celles 
    disposant d'habiles relais dans les instances dirigeantes de notre 
    établissement. Cette affaire est grave. L'annexion de ce Master n'a 
    aucun fondement scientifique ou pédagogique. Le Master de l'UFR  07 
    forme, comme le rappelle l'AERES, des juristes dans le champ de 
    l'audiovisuel. Notre Master Cinéma s'inscrit de plein droit et en 
    toute logique dans la continuité des cours d'économie, d'histoire et 
    d'esthétique du septième art délivrés en Licence et Master 1 dans 
    notre UFR d'Histoire de l'art et archéologie. Compte tenu de ses 
    résultats, rien ne peut justifier sa disparition. Cette suppression 
    porte par conséquent une atteinte grave à l'offre de formations de 
    notre UFR de Sciences humaines. Au-delà, elle affaiblit notre 
    université, ce que le Ministère que nous interpelons, ne saurait 
    tolérer s'il est encore garant de l'équité entre étudiants et entre 
    disciplines, autrement dit, si l'expression éducation nationale fait 
    encore sens.

    Puisqu'aucune forme de négociation, parce qu'elle était biaisée, n'a 
    permis d'aboutir au moindre consensus, nous exigeons de repartir au 
    début de la procédure. Nous demandons donc que ce dossier soit 
    instruit normalement et sans favoritisme aucun et que les deux 
    maquettes, proches de celles de 2006 qui ont toujours fait 
    l'unanimité, soient de nouveau examinées par le CEVU, afin de trouver 
    une solution acceptable par tous et qui serve enfin l'intérêt général 
    de l'université et des étudiants.



    Motion approuvée à l'unanimité
    le lundi 22 février par le Conseil de l'UFR 03.

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