• Valérie Pécresse répond aux "refondateurs" de l'université

    La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a répondu, dans Le Monde daté de mardi, au "manifeste" pour "refonder l'université française" publié la semaine dernière par 29 universitaires de premier plan, en rappelant les "moyens inédits" apportés à l'université.

    "Frappée par la convergence" entre certaines idées du manifeste et celles qu'elle défend, Mme Pécresse a d'abord rappelé que, pour permettre aux universités de se développer pédagogiquement et scientifiquement, Nicolas Sarkozy leur a "alloué des moyens inédits" et "offert l'autonomie".

    Concernant la concurrence de l'université avec les filières plus sélectives, Mme Pécresse a écrit qu'elle souhaitait "construire, pour les étudiants, des passerelles entre écoles et universités, permettre aux universités de mettre en place des classes préparatoires en leur sein, développer les cohabilitations de diplômes, créer des écoles doctorales communes".

    Selon la ministre, grâce à l'autonomie, l'Etat de "tuteur" devient "garant", tandis que grâce à la constitution des pôles de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) et la création de "grands campus universitaires", "les universités se rapprochent des écoles".

    Sur les cursus, Mme Pécresse a rappelé son plan "réussir en licence", doté de 730 millions d'euros, qui met l'accent sur l'orientation des lycéens et le soutien des étudiants. Et elle "prend acte que, pour certains universitaires, la question de la sélection" dans des masters rénovés "doit être reposée".

    Enfin, à propos de la gouvernance, elle écrit que la "collégialité" dans les universités ne doit pas être considérée "seulement comme un contre-pouvoir" au conseil d'administration, mais comme "un point d'appui".

    Entre autres choses, le manifeste des refondateurs propose la création d'"un grand service public propédeutique de premier cycle réunissant IUT, BTS, classes préparatoires et cursus universitaires de licence", de "parcours différenciés", de parcours de remise à niveau (par exemple des licences en 4 ans au lieu de 3) ou de "licences bi-disciplinaires".

    Le manifeste prône également l'amélioration de la condition étudiante, notamment via un capital minimum de départ attribué à chaque étudiant.

    Enfin, sur l'autonomie, il souhaite que le corps universitaire soit doté "de réels contre-pouvoirs face aux présidents d'université (...) ce qui suppose des aménagements significatifs de la loi LRU" sur l'autonomie.


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