L'agenda de la grève à la Sorbonne : conférences, actions, évènements
Jean-Baptiste PREVOST, Président de l’UNEF, traite exclusivement de l’enseignement supérieur. Il brosse un tableau assez sombre de la situation de l’université. Nous nous orientons vers la baisse du nombre d’étudiants et de diplômés dans les années à venir, alors que notre économie manque, précisément, de salariés diplômés et disposant d’une formation supérieure. L’université reste au cœur d’un système de reproduction sociale injuste. L’ascenseur social demeure en panne et le taux d’échec, en premier cycle universitaire, atteint ou dépasse les 40 %. En outre, les universités connaissent toujours un problème de sous financement public chronique. Il y a creusement des disparités territoriales et sociales dans un cadre de « défausse » gouvernementale.
Jacques MORET, Président du CP-CNU, estime qu’il était indispensable de modifier le décret de 1984, relatif aux statuts des enseignants-chercheurs, à l’aune de l’ampleur de la transformation de leur métier. Le statut, issu du décret de 1984, était à bout de souffle. On ne peut plus exercer le métier d’enseignant-chercheur en 2009, comme il y a ¼ de siècle.
Pour autant, cette nécessaire transformation exige la prise en compte d’un certain nombre de revendications, critères et surtout de réalités nouvelles ; Jacques MORET évoque à ce sujet :
Jacques MORET insiste tout particulièrement sur ce dernier point. Le contexte universitaire ne peut fonctionner, replié sur lui-même.