L'agenda de la grève à la Sorbonne : conférences, actions, évènements
A la question de savoir "quelle erreur" la ministre avait pu commettre "dans la gestion" d'une crise qui dure depuis 15 semaines, Mme Pécresse a répondu sur France Info : "Il y avait une barque de réformes qui était trop chargée, qui a cristallisé les inquiétudes et les interrogations".
Elle a cité, parmi les réformes, celle sur l'autonomie des universités, celle, qui en découle, sur le statut des enseignants-chercheurs et celle de la formation des professeurs des écoles, collèges et lycées.
"Peut-être ça faisait beaucoup de réformes en même temps. Et en même temps, est-ce qu'on peut attendre aujourd'hui pour réformer l'université française?", a-t-elle questionné.
La ministre a par ailleurs redit que pour la "dizaine" d'universités encore perturbées, l'objectif était de "tenir les examens avant la fin de l'année" universitaire.
Cet objectif "est réalisable si tout le monde y met du sien. On ne peut pas brader les diplômes 2009. Il faut que ces examens correspondent à des cours réellement dispensés", a-t-elle affirmé.
Elle a toutefois ajouté que dans certains cas "ça ne sera pas possible de tenir tous les examens avant juillet, (...) peut-être il faudra envisager des examens en septembre".
Dans une interview au Figaro paru jeudi, François Fillon avait indiqué avoir demandé à Valérie Pécresse d'étudier "là où la situation est tendue", un "report des examens en septembre et l'organisation des épreuves en dehors de l'enceinte des universités bloquées"