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Au coeur de la la "cité U sauvage" de Jeudi Noir - NouvelsObs

Le collectif, qui lutte contre les problèmes de logement des jeunes, a réquisitionné au coeur de Paris un ancien foyer de la Poste pour l'accueil d'une quarantaine d'étudiants et de travailleurs précaires. Le reportage de nouvelobs.com.
Lundi 31 août, le collectif "Jeudi noir" annonçait la création d'une Cité U "sauvage". L'association, qui lutte contre les problèmes de logement des jeunes, a réquisitionné au cœur de Paris un ancien foyer de la Poste abandonné depuis 2003, pour l’accueil d’une quarantaine d’étudiants et de travailleurs précaires.
Sur le bâtiment de 5 étages, situé au 14, passage de la Bonne graine, dans le 11e arrondissement, une banderole annonce la couleur : "Collectif des galériens du logement".
A l’intérieur Victor, de Jeudi noir, assure la visite : "On a investi les lieux depuis le 22 août, 1.800m2. Des sympathisants nous l’avait signalé. On pourrait loger jusqu’à 60 personnes, mais il n’y en aura qu’une quarantaine car on a besoin de pièces communes". Un peu plus tôt, des policiers lui ont demandé ce qu’il faisait là. "Je leur ai expliqué qui nous étions et notre démarche, explique Victor. Ils ont été très compréhensifs, confessant que eux aussi avait des collègues qui ne trouvaient pas à se loger et dormaient dans leur voiture !"
Au rez-de-chaussée, les pièces communes : cuisine, salons (il y en a plusieurs), salle à manger, sont éclairées par des lampes électriques, car les fenêtres sont murées. 



Une bourse annuelle de 2.000 euros
 
Pour l'instant, une quinzaine de personnes, âgées de 19 à 37 ans, se sont installées dans les chambres individuelles avec douche et wc personnels, situées à l’étage. Ils sont travailleurs précaires (documentaliste, jeune entrepreneur, caméraman), étudiants en urbanisme, en musique, en journalisme, en théâtre ou en mathématiques… Tous sans revenus suffisants pour trouver un logement à Paris. Comme Raphaël, 30 ans, étudiant en urbanisme, sans emploi fixe, qui a dû quitter son logement, son propriétaire souhaitant le récupérer. Ou encore Solène, 20 ans, Nantaise, obligée de venir à Paris pour étudier la musique au conservatoire et qui touche une bourse annuelle de… 2.000 euros. "Quand nous sommes arrivés, tout était en place : électricité, eau, etc, nous avons eu juste a appuyé sur un bouton, rappelle Solène, Nous avons nettoyé et remis en état la moitié du bâtiment".


La suite ici: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20090902.OBS9710/au_coeur_de_la_la_cite_u_sauvage_de_jeudi_noir.html




 
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P
Sont-ils vraiment "obligés" de venir étudier à Paris: il doit aussi y avoir de bonnes formations en musique, mathématiques, urbanisme, etc... près des endroits où ils peuvent se loger, non?