Mme Pécresse demande aujourd'hui aux grandes écoles d'avoir 30 % d'étudiants boursiers. Comment réagissez-vous ?
Pierre Tapie : Il est normal de la part des grandes écoles d'accueillir des gens dans la même proportion de catégories sociales que ceux qui sont candidats aux grandes écoles. C'est pour cela que depuis huit ans, les grandes écoles travaillent à augmenter l'ouverture sociale des jeunes qui candidatent aux grandes écoles, soit via les prépas, soit via d'autres filières de sélection.
Aujourd'hui, la proportion de boursiers dans les grandes écoles, soit 23 %, est exactement identique à la proportion de boursiers qu'il y avait parmi les étudiants de classe préparatoire il y a un an.
V. Pécresse, ancienne de HEC, se montre aujourd'hui très critique vis-à-vis des grandes écoles : n'est-ce pas un désaveu ?
Rien dans ce que nous entendons ne suggère que Valérie Pécresse serait critique envers les grandes écoles. Au contraire, elle a souvent indiqué qu'elle s'intéressait prioritairement aux universités car c'était l'endroit où il y avait le plus d'améliorations urgentes à apporter. Nous avons d'excellentes relations avec la ministre.
Comment interpréter les différences entre la qualité de recherche et le nombre foisonnant de publications de la part d'universités anglo-saxonnes et les faiblesses évidentes des grande écoles ?