La ministre de l'Enseignement supérieur souhaite sanctionner les universitaires "qui entravent le service public, avec la rétention des notes, le blocage des rattrapages, ou le refus d'organiser des examens".
Valérie Pécresse à l'Assemblée Nationale (AFP)
La ministre de l'Enseignement supérieur
Valérie Pécresse a déclaré à l'Assemblée nationale, mercredi 6 mai, que les
universitaires qui retiennent les notes des étudiants, bloquent les rattrapages ou refusent d'organiser les
examens seront soumis à "une retenue sur
salaires".
"Les recteurs ont demandé que tous les agents qui entravent volontairement le service public, que ce soit par la rétention des notes, que ce soit par le
blocage des rattrapages, ou par le refus d'organiser des examens, soient soumis à une retenue sur salaire, pour service non fait, conformément à la loi", a-t-elle déclaré, répondant à une question du député Claude Leteurtre.
"Les étudiants veulent reprendre les cours"
Selon la ministre, "les étudiants veulent très majoritairement
reprendre les cours". "Je veillerai scrupuleusement à la qualité des
diplômes qui seront délivrés", a-t-elle ajouté.
Pour sa part, le socialiste François Hollande a estimé que le gouvernement et l'extrême gauche étaient responsables du
pourrissement du conflit dans les universités, "au détriment de l'avenir" des étudiants. "On ne peut pas laisser des universités fermées ou des étudiants dans l'incapacité de préparer leurs examens" et dans ce dossier, "la responsabilité du gouvernement et de la ministre (Valérie Pécresse) est entière", a-t-il déclaré lors de l'émission
Questions d'info.
On "laisse pourrir un conflit au détriment des enfants"
Selon François Hollande, Valérie Pécresse "aurait dû en terminer avec ce conflit après des négociations et concertations qui donnent des contreparties à une réforme voulue par le gouvernement". Dans le même temps, François Hollande a jugé que l'extrême gauche "qui joue avec l'
avenir des étudiants", était également responsable. "Il y a une conjugaison entre un gouvernement qui ne veut pas entendre, qui ne veut pas négocier et une extrême gauche qui cherche, pour des raisons qui lui appartiennent, à engager un conflit qui n'a que trop duré".
La suite ici:
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20090506.OBS5970/pecresse__retenue_sur_salaire_pour_les_profs_grevistes.html